Post de Gabriel

URGENCES DE MONTBÉLIARD, IL FAUT METTRE FIN À LA CASSE DE L'HOPITAL PUBLIC

Aujourd'hui, jeudi 17 avril, les agents du service des urgences de l'hôpital de Montbéliard étaient en grève. La protestation fait suite à l'annonce par la direction de l'établissement de son projet de supprimer 6 postes. Infirmièr-e-s, ambulancier-e-s et agents d'hygiène sont concerné-e-s. Des suppressions qui menacent directement, selon eux, la sécurité des patient-e-s.

Il s'agit encore une fois d'une conséquence des logiques libérales et de l'austérité qui menacent un service public aussi important que celui de la santé. Combien de personnes sont soignées trop tardivement parce qu'elles n'ont plus d'urgences à proximité ou que ces services sont saturés ? Combien ne vont plus chez le médecin quand ils ou elles sont malades ? Dans combien d'endroits n'est-il plus possible de naître car les maternités ont fermé ?

Partout nous voyons l'hôpital public de proximité partir en miette au profit de grandes structures au fonctionnement industriel et impersonnel.


Partout, les agents hospitaliers sont victimes de leur charge de travail en hausse , de "cadences" infernales et du manque de personnel. Les réorganisations promises ne sont pas à la hauteur des exigences nécessaire au bon fonctionnement du service public de santé.

J'avais eu l'occasion de prendre position, il y a quelques mois déjà, sur la fermeture annoncée d'un autre centre hospitalier en Franche-comté : celui de Champagnole dans le Jura. Pour rappel, depuis le début de l'année 2013, l'Agence Régionale de Santé (ARS) a lancé un projet de restructuration qui doit répondre à un objectif fixé par M. Hollande : "mettre tout le monde à moins de 30 minutes d'une aide médicale d'urgence". Il a donc été prévu la mise en service d'un unique hélicoptère pour transporter les patient-e-s. Pour un coût de 2 à 3 millions d'euros par an. En même temps, l'ARS annonçait que les urgences de Champagnole sont trop chères alors qu'elles ne coûtent « que » 900 000 euros par an. Mais aucun service public n'est trop cher quand il est nécessaire à l'intérêt général et à la santé des citoyen-ne-s.

Il devient urgent de mettre en place des politiques différentes en matière de santé publique et d'accès aux soins, pour tou-te-s. Il devient urgent de redonner les moyens financiers et humains indispensables au bon fonctionnement des services hospitaliers. Il devient urgent de refuser que les services publics de la santé soient donnés en pâture à la logique de libre-concurrence imposée par l'Union Européenne, et bientôt, par le Grand Marché Transatlantique.

Gabriel Amard, tête de liste Front de Gauche, aux élections européennes dans la circonscription Est.