Post de Gabriel

Présentation du programme et de la liste à Montigny-lès-Metz le 29 avril

Après une journée riche en luttes aux cotés des salariés d'Alstom à Belfort et dans la vallée de la Fensch pour rencontrer les ouvriers et les syndicalistes déçus de la droite et du PS, Gabriel Amard, tête de liste du Front de Gauche, s'est rendu à Montigny-les-Metz (salle Europa) à 20h pour la présentation de la liste Front de Gauche, Rompre et refonder l'Europe soutenue par Jean-Luc Mélenchon.

Devant les militants et les sympathisants lorrains, Jacques Maréchal, membre du Conseil national du PCF a introduit chacun des colistiers présents.

Jean-Marie Drosbicz, n°9 sur la liste, militant PCF, ouvrier pré-retraité, syndicaliste Arcelor Mittal et transfrontalier, a rappelé que trop souvent sa classe était invisible et que non « les ouvriers ne votent pas pour l'extrême droite ».

Karin Peter, n°4 sur la liste, militante du PCOF, a quant a elle insisté sur les conséquences de l'austérité aveugle imposée aux peuples : « 26 millions de chômeurs de plus et des reculs sociaux dans tous les pays ».

Bora Yilmaz, n°3, professeur de sciences économiques et sociales, qui représentera la Meurthe-et-Moselle et Gauche unitaire, a quant à lui appuyé sur la nécessité de la rupture avec cette Europe comme préalable à sa refondation. Citant Saint-Just, il a décrit la politique que prône le Front de Gauche : «Oser ! Ce mot renferme toute la politique de notre révolution ».

Mélanie Tsagouris, n°2, secrétaire fédérale du PCF Meuse est revenue sur la crise de l'Europe à laquelle il faut mettre fin. « La plupart des pays européens sont en récession ». Elle s'en est ensuite pris au programme de stabilité rappelant que « les 50 milliards de Valls mèneront à une casse généralisée de la Sécurité sociale ». Elle a dénoncé une Europe qui s'est construite contre la démocratie et a appelé à l’avènement d'une nouvelle construction au service des peuples. « Notre Europe à nous, elle est faite d'hommes et de femmes, de voyages, de migrations ». 

C'est Gabriel Amard, tête de liste du Front de Gauche, secrétaire national du Parti de Gauche, qui a conclu cette présentation.

Il a insisté sur le fait que « chacun des colistiers s'engage dans la campagne pour rompre avec les traités européens ». « Il ne reste que nous pour résister à la concurrence libre et non faussée. Il ne reste que nous parce que nous sommes à n'accepter aucun compromis avec les commissaires européens et les lobbys » a-t-il poursuivi.

Il a rappelé que « Les Sociaux-Démocrates et le Parti Populaire Européen ont chaque fois voté pour la concurrence libre et non faussée ». « Les Le Pen et Gollnisch ont voté pour le lancement du Grand Marché Transatlantique. La nièce Le Pen à voté l'ANI ». Le leadeur du Front de Gauche a fustigé « ceux qui ont tout voté sur l'austérité mais qui maintenant la critiquent », citant l'exemple de Nathalie Griesbeck et de Martin Schultz.

Le tête de liste a ensuite décrit la méthode du Front de Gauche, celle des radicalités concrètes : « Nous nous appuierons sur des preuves  locales de ce que l'austérité produit ». Pour Gabriel Amard, pour réussir nous avons besoin de la puissance publique et du mouvement social afin « d'assumer des rapports de forces qui permettrons de remettre au pas l'euro. Nous devons proposer des coopérations en Europe pour nous doter d'un euro utile pour les entreprises, les salariés et non pour la rente » a t-il affirmé. « A défaut, nous créerons pour la France un euro franc ou un euro solidaire et écologique. Nous reprendrons le pouvoir sur les banques, financerons la commande publique et relancerons l'industrie et l'économie avec du crédit à taux bas », a-t-il expliqué. « Avec nous, le protectionnisme sera solidaire et coopératif mais nous n'accepterons pas que tout soit produit n'importe comment et déversé dans nos caddies ».

Pour le militant écosocialiste, à l'urgence sociale s'ajoute l'urgence écologique. Les deux questions sont entièrement dépendantes. « Si nous abandonnons notre capacité à produire dans chaque bassin de vie, ni les hommes ni la planète ne pourront le supporter. Pourtant, la planète pourra continuer sans les humains mais nous ne pouvons pas vivre sans elle. » C'est pourquoi il a prévenu : « nous nous opposerons à tout texte qui viserait à prélever dans la nature chaque année plus qu'elle ne peut renouveler en an. Nous porterons une ICE (pétition européenne) en faveur de cette logique : c'est la mise en place d'une règle verte en Europe. »

Gabriel Amard a conclu son intervention par un appel à la prise de conscience collective. Citant Machiavel il a rappelé que « le meilleur rempart des tyrans c'est l'inertie des peuples

Gabriel Amard, tête de liste Front de Gauche aux élections européennes - circonscription Est