Post de Gabriel

Blitzkrieg de General Electric et Siemens : Nationalisons

La blitzkrieg de General Electric et la contre-offensive de Siemens pour racheter le secteur énergie d'Alstom est un danger pour des milliers de salariés français.

Alstom, l'un des fleurons de l'industrie française, ne doit pas être rachetée, pour ensuite être dépecée par les géants américain et allemand. 

Les deux propositions de fusions des multinationales américaine et allemande auront des impacts catastrophiques pour les emplois dans toutes ces entreprises. Les restructurations auront pour conséquence des fermetures et des licenciements massifs. Je pense notamment au site de Belfort où salariés de GE et d'Alstom se font face. Combien d'ouvriers sur le carreau à la suite de la fusion? Combien de friches industrielles? 

Le fabricant de TGV, de centrales et d'équipements électriques, nucléaires et d'éoliennes doit rester français. Il faut du patriotisme économique. L'Etat doit prendre ses responsabilités pour réindustrialiser le pays et amorcer l'indispensable planification écologique pour assurer la transition énergétique. Il faut nationaliser, même temporairement, Alstom en augmentant significativement le capital public dans l'entreprise, via la Caisse des Dépôts et des Consingations et la Banque publique d'investissement, au contraire du dossier PSA.

Alstom Power, ses ingénieurs et ses ouvriers possèdent le savoir-faire pour construire des centrales, des éoliennes, et à l'avenir des stations de géothermie et des usines marée-motrices. Ne laissons pas quelques dirigeants attirés par le profit rapide démanteler notre outil industriel. 

Par ailleurs, ce processus extrêmement rapide pose très sérieusement le problème de la concentration capitalistique et potentiellement de monopoles. Or les abus de position dominante et les monopoles sont strictement interdits dans le droit de la concurrence européenne, rappelons-nous l'affaire Microsoft. Qu'attendent le gouvernement français et la Commission européenne pour mettre un terme à ce rachat? Quand il s'agit de détruire les services publics et sociaux au nom de la concurrence libre et non faussée, gouvernement et Commission agissent très vite. Mais quand il s'agit d'éviter un processus de concentration extrême et le démantèlement de l'appareil industriel français, dont la conséquence serait des licenciements de masse, le gouvernement et la Commission ne font rien.  

Gabriel Amard, tête de liste Front de Gauche aux élections européennes - circonscription Est