Post de Gabriel

Rencontre avec le Collectif Destocamine : Stop au stockage des déchets !

Le mercredi 9 avril, Gabriel Amard, tête de liste Front de Gauche aux élections européennes dans le Grand Est, a rencontré le collectif Destocamine à Colmar.

Les déchets nucléaires et ultimes sont les preuves de la persistance de notre modèle productiviste. Les étudier, c’est chercher à dépasser ce modèle et à mettre en œuvre l’écosocialisme. C’est le sens des soutiens qu’apporte Gabriel Amard aux opposants au projet Cigéo d’enfouissement des déchets radioactifs à Bure, et au collectif Destocamine.

Ce dernier milite pour le déstockage des 44 000 déchets industriels ultimes et hautement toxiques, qui gisent dans l'ancienne mine de potasse Joseph-Else à Wittelsheim (Haut-Rhin), aujourd'hui centre de stockage StocaMine. Il y a urgence : les galeries s'affaissent, certains toits sont effondrés, l’eau s’infiltre. Le risque de pollution de la plus grande nappe phréatique d'Europe est réel. 7 millions de personnes sont en danger.

L’Etat ne prend pas la mesure de la situation. En décembre 2012, l’ex-ministre de l'écologie, Delphine Batho, ordonna un déstockage très partiel.

Les adversaires du déstockage ont en effet du poids. Le maître d’ouvrage Stocamine, mal conseillé par des « experts », issus de l’INERIS (Institut National de l'Environnement Industriel et des Risques) et du Comité de pilotage de la concertation publique (COPIL), persiste à défendre un déstockage partiel, et l'enfouissement définitif de la plus grande partie des déchets, rejetant d’un revers de la main les alertes du Collectif Destocamine.

Au sein du COPIL, siègent en effet à des postes importants Pierre Bérest et Emmanuel Ledoux. Les deux éminents scientifiques sont membres de le Commission nationale d'évaluation Cigéo de Bure. Scientifiques influents, ils préconisent dans les deux cas la même solution : l’enfouissement définitif des déchets.

Conscient de ces enjeux, Gabriel Amard a dénoncé « la politique de l'autruche sur la question des déchets ultimes ». Selon lui, les premiers responsables d’un tel déni de réalité sont les lobbys industriels et nucléaires, qui sont les seuls à « affirmer que le déstockage total est impossible ». Au contraire le candidat aux européennes a défendu le stockage en surface pour mieux contrôler les risques, et la réduction des déchets.

Gabriel Amard, tête de liste Front de Gauche aux élections européennes du 25 mai prochain