Post de Gabriel

Ecotaxe, la fronde gagne la Bourgogne

Communiqué de Gabriel Amard - Candidat PG aux élections Européennes

La fronde sociale et politique contre l’écotaxe gagne d’autres régions françaises. Un moratoire est nécessaire.

Point de rappel. L’écotaxe poids-lourds n’est ni faite ni à faire dans ces conditions. Si vous en avez des doutes, lisez le communiqué de la Gauche par l’Exemple.

Mais il ne faut pas soutenir pour autant l’agriculture productiviste et l’agrobusiness au détriment des petits producteurs ! C’est pourtant ce que font bon nombre de manifestants des « Bonnets rouges », en s’alliant avec la FNSEA et le Medef à Quimper !

 

Il est clair que l’écotaxe pénaliserait l’agriculture bretonne, car elle engendrait des coûts de production supplémentaires. Face à des produits agricoles moins chers, souvent à cause des travailleurs détachés en Europe, de normes sociales et écologiques très basses pour les produits importés d’outre-atlantique, pour sûr, nos producteurs subiront la concurrence internationale de plein fouet ! Mais au lieu de déplorer la fin de l’agriculture productiviste, passons à un autre mode agricole, biologique, local et de taille humaine ! C’est le sens de la fiscalité écologique que nous mettrions en place si nous étions au pouvoir.

La colère sociale gagne d’autres régions de France, dont la Bourgogne. Le président PS du Conseil régional François Patriat demande une diminution de l’écotaxe dans sa région, arguant de difficultés économiques réelles. Il dit également souhaiter un moratoire et un ajournement sur l’écotaxe. Dès le 22 octobre, la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs ont organisé une quarantaine de barrages filtrants pour demander l'ajournement de l'écotaxe dans toute la France. Ce fut le cas dans l’Yonne (Bourgogne) à Monéteau. Les transporteurs se sentent aujourd’hui lésés et mal-aimés par le gouvernement, alors qu’ils travaillent beaucoup et que leurs conditions de travail sont rudes.

L’écotaxe cristallise donc le mécontentement social et politique de toujours plus de Français envers le gouvernement et envers les impôts, qui augmentent fortement depuis 2011, sans qu’ils ne soient redistribués à la population sous forme de relance économique par des investissements massifs ou le soutien à la consommation. En effet, ils financent principalement la réduction des déficits et le remboursement de la dette.

Il faut complètement remettre à plat l’écotaxe. Sa perception doit se faire par les services fiscaux français, et non par un consortium (Ecomouv) aux capitaux louches, qui engrange 20% de la rente. Les recettes de l’écotaxe doivent entièrement financer la reconversion du transport routier vers le ferroutage, sans laisser les travailleurs du secteur sur le carreau. Il faut engager une grande planification écologique, qui développe massivement l’agriculture biologique, locale et paysanne. C’est cela le vrai plan agricole pour la Bretagne ! C’est cela l’avenir pour les transporteurs !