Post de Gabriel

Gabriel Amard a participé à la réunion publique "Caméra citoyenne sur le Grand marché transatlantique" à Guebwiller (Haut-Rhin)

"Une majorité alternative avec EELV pour refuser le Grand marché transatlantique est possible"

Le mardi 6 mai à 20h, s'est tenue une caméra citoyenne à Guebwiller, soit une projection vidéos et conférence-débat sur le Grand Marché Transatlantique, à l'invitation du Collectif citoyen et du Parti de Gauche. Sandrine Bélier et Gabriel Amard ont été invités. La première a décliné l'offre, le second était présent.

Après la projection de deux vidéos, l'une sur le Grand marché transatlantique réalisée par la production le 4è singe, la seconde, une interview de Raoul Marc Jennar, spécialiste du GMT et candidat Front de Gauche aux élections européennes, dans la circonscription Sud-Ouest, s'est tenu un débat entre le public et Gabriel Amard sur le projet d'accord de libre-échange entre l'Union européenne et les Etats-Unis.

 

Etaient présents des citoyens, des membres du collectif, ainsi que des militants du Front de Gauche et d'Europe Ecologie-Les Verts.

Gabriel Amard a complété et précisé dans un premier temps les informations fournies dans les deux vidéos sur le GMT. Il a notamment évoqué le Dialogue économique transatlantique, préalable au GMT, instauré en 1995 à l'initiative de Leon Brittan, commissaire européen au commerce et Ron Brown, secrétaire d'Etat au commerce de l'époque. Il a également parlé des impacts du GMT et surtout de la commission d'arbitrage dans la vie de tous les jours : les Etats, les collectivités, les communes devront payer des amendes à des entreprises privées si elles interdisent l'exploitation du gaz de schiste, les OGM ou si elles favorisent des écoles, des crèches, des hôpitaux publics au détriment du secteur privé. "C'est donc l'enjeu de la souveraineté des peuples qui est en jeu", dit-il.

La stratégie de résistance au GMT que Gabriel Amard a proposée est la désobéissance civile et politique. S'il est élu député européen, il fera tout pour rendre "hermétiques" les relations entre politiques et lobbys à Bruxelles, par l'interdiction ou par une réglementation très stricte des activités de lobbying. Il appelle les collectivités à se déclarer "hors GMT", comme cela se fait déjà. Au-delà de la portée symbolique, cette déclaration doit se suivre du "refus de payer les amendes de la commission arbitrale", pour avoir des effets réels. C'est ce qu'il appelle désobéir. Cette rupture avec "l'Europe du libre-échange et des lobbys" n'est cependant pas nihiliste. Les députés Front de Gauche et, il l'espère les députés écologistes, voteront contre le GMT au Parlement européen. Le but est selon lui de construire "une Europe de la solidarité et une Europe démocratique où l'intérêt général prévaut".

Le candidat voit déjà la possibilité de cette rupture par la formation d'une majorité alternative en France et en Europe avec les socialistes critiques et les écologistes de gauche. Des alliances politiques sont possibles pour "rompre avec cette Europe, avec l'austérité, avec le libre-échange". Mais cette majorité pourra commencer à se construire à partir du moment où le Front de Gauche passe devant le PS, pour que le signal de la recomposition soit lancé.

Gabriel Amard, tête de liste Front de Gauche aux élections européennes - circonscription Est