l'observatoire insoumis des lobbys en europe

Les lobbys ont gagné une bataille, pas la guerre


A l'approche de la journée mondiale de l'eau, les lobbys auraient obtenu que la Commission européenne n'examine pas l'ICE Right 2 Water.

Le 22 mars prochain, nous fêterons la journée mondiale de l'eau. Ce sera l'occasion pour tous les partisans du droit à l'eau potable et l'assainissement mais aussi à tous les défenseurs de la gestion publique de l'eau de porter haut et fort nos valeurs. Ces valeurs qui font passer l'être humain avant les profits des multinationales. Ces valeurs qui mettent l'humain d'abord.

La journée mondiale de l'eau sera une occasion pour nous de dire et de répéter que l'eau n'est pas une marchandise, qu'elle n'a pas de prix, car l'eau est l'égal de l'air et du rayon de soleil. Le 22 mars sera l'occasion pour nous de dénoncer les multinationales de l'eau qui partout dans le monde spolient les peuples. Ce sera pour nous l'occasion de montrer du doigt la Commission européenne qui encore une fois se couche face aux diktats des lobbys.

L'ICE Right 2 Water que j'ai soutenue, dont j'ai relayée l'actualité, qui a recueilli 1,8 de signataires, n'aura vraisemblablement pas de suite. Pourtant elle ne réclamait que le bon sens : le droit à l'eau et à l'assainissement, et la non-libéralisation du service public de l'eau. Déjà, il y a quelques semaines dans mon blog, je critiquais les pressions que les lobbys de l'eau dont Aquafed et EUREAU exerçaient sur les décideurs européens.

En vain, les puissances de l'argent ont été plus entendues que le cri du peuple. Les lobbys ont gagné une bataille. Nous n'attendons plus que la décision officielle le 19 mars.

Mais ils n'ont pas gagné la guerre. Cette défaite demande une plus forte mobilisation de notre part pour faire plier la Commission européenne et ses dirigeants. Nous y étions presque. La forte présence des soutiens de l'ICE à Bruxelles lors de sa présentation en février a montré l'ampleur populaire de la revendication, qui traverse les nationalités.

Que le gouvernement et la Commission européenne appliquent le droit international ! Qu'ils reconnaissent pleinement et mettent en œuvre le droit à l'eau ! Qu'ils agissent non pas comme des idéologues de la gestion privée, mais comme de bons utilisateurs des deniers publics. La gestion municipale est moins chère pour tout le monde ! Elle met en pratique la démocratie participative, parce que nous ne concevons pas de gestion publique de l'eau sans les citoyens et les associations d'usagers.