l'observatoire insoumis des lobbys en europe

L'union bancaire ou le diktat de Merkel

L'accord sur l'union bancaire survenu dans la nuit de jeud19 au vendredi 20 décembre ressemble à un coup d'épée dans l'eau. Conçue au départ pour éviter que les Etats, donc les citoyens, paient pour les défaillances des banques, l'union bancaire mettra en réalité en place un dispositif sans solidarité européenne et où les citoyens paieront encore.

Un saut fédéral important

La supervision des 130 banques européennes est transférée des autorités de régulation nationales à la Banque centrale européenne. Pour beaucoup d'acteurs, c'est un saut fédéral inédit depuis le traité de Maastricht. L'argument justifiant cette mesure est que les régulateurs nationaux ont échoué dans leur mission, en témoigneraient les exemples grecs, espagnols ou irlandais. Cependant, un tel saut fédéral ne fera pas l'objet d'une approbation populaire, mais seulement d'un vote au Parlement européen et d'un traité intergouvernemental entre les 18 pays de la zone euro et les autres Etats volontaires. Cet « oubli » relève déjà en soi d'un déni de démocratie. Peut-être des lois bancaires nationales séparant strictement les activités de dépôts de la spéculation, protégeant les épargnants du sauvetage des banques, et instaurant des mesures de régulation fortes auraient permis à la fois de résoudre la question et de ne pas enlever aux Etats une compétence importante.

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L'incohérence politique d'Edouard Martin

La figure de proue de la lutte syndicale pour le maintien des hauts fourneaux à Florange a annoncé mardi 17 décembre qu'il sera tête de liste du PS pour les élections européennes dans le Grand Est. Retour sur l'histoire d'une trahison.

Le PS, le bourreau de Florange

Florange, c'est le symbole de la crise industrielle en France, de l'impuissance des politiques face au capitalisme financiarisé, de la faillite des discours volontaristes. Florange, tout comme Gandrange à l'époque du sarkozysme, était devenue le passage obligé des dirigeants politiques qui affirmaient tout haut qu'ils étaient les futurs sauveurs du site industriel. Qui ne se souvient pas de François Hollande devant les ouvriers pendant la campagne présidentielle de 2012 ?

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Edouard Martin mange dans la main de ses bourreaux !

En août 2013, il déclarait « La Lorraine a souvent été trahie». Qui aurait pu s’attendre à ce que la « figure du combat » des ouvriers pour le maintien des hauts fourneaux de Florange devienne lui-même coupable d’une telle trahison.

A l’origine de « la promesse de Florange », trahie par François Hollande qui a abandonné les ouvriers à leur triste sort, Edouard Martin se voit offrir une reconversion en béton !

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Non à l'Europe allemande !

Le magazine allemand Der Spiegel a révélé fin octobre les plans de Merkel pour réformer l’Union européenne. Au menu, rien de digeste, toujours les mêmes plats : contrôle budgétaire accru, respect scrupuleux des traités européens pour imposer le modèle allemand et l’austérité à vie dans toute l’Europe.

Elue « triomphalement » aux élections législatives, selon les commentateurs politiques, la chancelière Angela Merkel se croit plus forte que jamais. Elle peut, puisque chacun semble s’accorder pour la repeindre en chef de gouvernement le plus puissant d’Europe. François Hollande le premier. A les entendre Angela Merkel est l’incarnation suprême d’une gestion efficace, rigoureuse, fruit d’un consensus politique remarquable, puisque à la tête d’une grande coalition entre la CDU-CSU et le SPD... Bla bla bla…

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Non aux 1300 suppressions de poste d’Alstom !

Le PDG d’Alstom, entreprise spécialisée dans le ferroviaire et la production d’énergie, a annoncé la suppression de 1300 postes en Europe. Il refuse de dire quels sites et quels pays seront les plus touchés et se veut rassurant pour les 18 000 employés en France ! Motif des suppressions de postes : des résultats moins bons que prévus !

La France est la première base industrielle d’Alstom, avec 18 000 employés, soit près de 20% des effectifs totaux.
Alstom n’en est pas à son premier coup d’essai. En 2010, le groupe avait déjà supprimé près de 4 000 emplois en Europe et aux États-Unis. En 2011, 1 380 emplois disparaissent.

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Un accord de libre-échange UE/Canada ou comment préparer les esprits au Grand Marché transatlantique

Le 18 octobre, après 5 années de négociations, l’Union européenne a conclu un accord de libre-échange avec le Canada, qui n’est autre qu’un cheval de Troie au Grand Marché transatlantique.

Les négociations ont commencé en 2008, le Canada ayant fait la demande d’un tel accord en 2004. Or le grand public n’est au courant des négociations qu’au moment de la signature dudit accord. Les députés européens n’ont pas pris part aux négociations. En effet, depuis le traité de Lisbonne, c’est la Commission seule qui négocie, non les Etats, et encore moins les parlementaires. Il ne s’agit quand même pas d’être démocrates ! Certes, les négociateurs diront que le Canada ne représente qu’un petit partenaire commercial de l’UE comparé aux Etats-Unis, la Chine ou la Russie, par conséquent l’accord serait mineur. N’empêche. Un tel secret sent le souffre.
Et pour cause ! Nombre de clauses du traité auront des conséquences néfastes pour les peuples et les producteurs, des deux côtés des rives de l’Atlantique.

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