l'observatoire insoumis des lobbys en europe

Mais que fait Bercy ?

La nouvelle est tombée Pierre Moscovici va prendre un arrêté pour faire sortir de la liste noire des paradis fiscaux les îles de Jersey et des Bermudes. Ces territoires se sont vus placés sur cette liste, il y a seulement 4 mois en raison de l'opacité de leurs systèmes fiscaux et ils en sortent aujourd'hui parce qu'ils auraient eu un bon comportement, en transmettant les données de particuliers soupçonnés d'évasion fiscale.

La raison d'une telle volte-face est peut être un peu moins désintéressée. Lorsqu'un pays se trouve sur cette liste noire, il se voit appliquer de lourdes taxes sur les échanges avec la France(une taxe sur les flux financiers de plus de 50 % aurait pu être appliquée). Or les Bermudes sont leaders mondiaux dans les captives d'assurance (un mécanisme financier permettant à une entreprise de s'auto-assurer, directement ou par le biais d'une filiale, ainsi elle fait baisser ses frais d'assurance et en bénéficie d'une législation fiscale laxiste). Aujourd'hui de nombreuses entreprises françaises ont recours à ce mécanisme, et sont donc directement intéressées par le classement de l’île sur cette liste noire. Jersey est quant à elle spécialisée dans les trusts financiers, c'est à dire dans des montages financiers complexes qui visent à détacher un capital de la personne qui le détient. L'illustration la plus célèbre de ce mécanisme se trouve peut être dans le film Louise Michel de Gustave Kervern et Benoît Delépine, où l'héroïne cherchant le patron du groupe où elle travaille se retrouve face à une simple boite aux lettres à Jersey. De grandes banques françaises sont également présentes sur l'île comme la BNP Paribas et la Société Générale, pour y entretenir des « activités financières » en tout genre.

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On arrête pas le commerce.

Depuis 2009, la Grèce a subi plus de neuf plans d'austérité. Éducation, transports, santé, dépendance, rien n'échappe à la rigueur criminelle des comptables de Bruxelles. Les services publics grecs sont massacrés sur l'autel de la bonne santé financière pour garantir aux banques leurs taux usuriers, et donc leurs profits. Rien n'y résiste, rien sauf l'armement.

 Dans les années 2000, la Grèce dépensait 3 % de son PIB dans son budget militaire, au sein de l'OTAN seuls les États-Unis se montrent plus dépensier. Cette situation était connue de tous, « les partenaires » et « amis » européens ne se sont pourtant pas gênés pour passer de juteux contrats avec la Grèce ce qui a fini par plomber les comptes publics helléniques. La France et l'Allemagne sont les premiers de ces « bons amis » qui ont armé la Grèce au delà de ses capacités financières.

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L'union bancaire ou le diktat de Merkel

L'accord sur l'union bancaire survenu dans la nuit de jeud19 au vendredi 20 décembre ressemble à un coup d'épée dans l'eau. Conçue au départ pour éviter que les Etats, donc les citoyens, paient pour les défaillances des banques, l'union bancaire mettra en réalité en place un dispositif sans solidarité européenne et où les citoyens paieront encore.

Un saut fédéral important

La supervision des 130 banques européennes est transférée des autorités de régulation nationales à la Banque centrale européenne. Pour beaucoup d'acteurs, c'est un saut fédéral inédit depuis le traité de Maastricht. L'argument justifiant cette mesure est que les régulateurs nationaux ont échoué dans leur mission, en témoigneraient les exemples grecs, espagnols ou irlandais. Cependant, un tel saut fédéral ne fera pas l'objet d'une approbation populaire, mais seulement d'un vote au Parlement européen et d'un traité intergouvernemental entre les 18 pays de la zone euro et les autres Etats volontaires. Cet « oubli » relève déjà en soi d'un déni de démocratie. Peut-être des lois bancaires nationales séparant strictement les activités de dépôts de la spéculation, protégeant les épargnants du sauvetage des banques, et instaurant des mesures de régulation fortes auraient permis à la fois de résoudre la question et de ne pas enlever aux Etats une compétence importante.

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L'incohérence politique d'Edouard Martin

La figure de proue de la lutte syndicale pour le maintien des hauts fourneaux à Florange a annoncé mardi 17 décembre qu'il sera tête de liste du PS pour les élections européennes dans le Grand Est. Retour sur l'histoire d'une trahison.

Le PS, le bourreau de Florange

Florange, c'est le symbole de la crise industrielle en France, de l'impuissance des politiques face au capitalisme financiarisé, de la faillite des discours volontaristes. Florange, tout comme Gandrange à l'époque du sarkozysme, était devenue le passage obligé des dirigeants politiques qui affirmaient tout haut qu'ils étaient les futurs sauveurs du site industriel. Qui ne se souvient pas de François Hollande devant les ouvriers pendant la campagne présidentielle de 2012 ?

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Edouard Martin mange dans la main de ses bourreaux !

En août 2013, il déclarait « La Lorraine a souvent été trahie». Qui aurait pu s’attendre à ce que la « figure du combat » des ouvriers pour le maintien des hauts fourneaux de Florange devienne lui-même coupable d’une telle trahison.

A l’origine de « la promesse de Florange », trahie par François Hollande qui a abandonné les ouvriers à leur triste sort, Edouard Martin se voit offrir une reconversion en béton !

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Non à l'Europe allemande !

Le magazine allemand Der Spiegel a révélé fin octobre les plans de Merkel pour réformer l’Union européenne. Au menu, rien de digeste, toujours les mêmes plats : contrôle budgétaire accru, respect scrupuleux des traités européens pour imposer le modèle allemand et l’austérité à vie dans toute l’Europe.

Elue « triomphalement » aux élections législatives, selon les commentateurs politiques, la chancelière Angela Merkel se croit plus forte que jamais. Elle peut, puisque chacun semble s’accorder pour la repeindre en chef de gouvernement le plus puissant d’Europe. François Hollande le premier. A les entendre Angela Merkel est l’incarnation suprême d’une gestion efficace, rigoureuse, fruit d’un consensus politique remarquable, puisque à la tête d’une grande coalition entre la CDU-CSU et le SPD... Bla bla bla…

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