l'observatoire insoumis des lobbys en europe

Centrale de Cattenom, il est temps de stopper les frais.

La centrale nucléaire de Cattenom en Moselle vient de passer son bilan annuel. Les résultats ne sont pas glorieux : 31 écarts en 2013. Deux morts dans la chute d'une nacelleune fuite d'acide directement dans la Moselle et un incendie d'envergure. Dans le même temps l'exposition aux radiations des salariés a augmenté de 25 %. 
La direction semble prendre à la légère l'ensemble de ces alertes graves pour cet équipement à bout de souffle. Pire encore, elle reste sur son objectif de faire fonctionner Cattenom pendant encore 32 ans. Une centrale de ce type était prévue pour être en marche pendant 40 ans, la direction souhaite donc la mener jusqu'à 60 ans....

Celle-ci se trouve dans une zone urbaine à 10Km de Thionville, dans une terre de frontières. Des grandes villes française (Metz 40km), luxembourgeoise (Luxembourg, 40km) belge (Arlon, 42km) et allemande (Trèves 80km) sont sous la menace directe d'un incident à Cattenom. Si une telle catastrophe arrivait, son ampleur serait européenne. La commission européenne, faisant fi de cette donnée, a repoussé la toute première initiative citoyenne européenne qui visait à enclencher la sortie du nucléaire en Europe. Elle a ainsi considéré qu'il ne s'agissait pas d'un domaine possible d'intervention du peuple. Quel mépris !

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L'empire des lobbys de l’eau contre-attaque !

La Commission européenne a reçu l'ICE right2water il y a peu. Les lobbys de l'eau s'organisent déjà pour empêcher toute mise en œuvre du droit à l'eau.

Rien de plus prévisible qu'un lobby ! En grand défenseur des multinationales, il accourt dès que les profits de ces dernières sont mis en danger. Il s'efforce de démontrer, malgré toutes les preuves du contraires, qu'il œuvre pour le bien de l'humanité, que les multinationales respectent tous les critères de bonne gestion. La mauvaise foi, il connaît pas ! Non, le lobbyiste est de ceux qui devant un massacre, nie sa réalité, tant que ça profite à son client.

Dans un récent communiqué, l'European Federation of National Associations of Water Services dit EUREAU, défend l'indéfendable. Le lobby des opérateurs (principalement) privés de l'eau a réagi dans un communiqué du 12 février 2014 à l'ICE Right2water.

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Changer la génétique européenne !

Décidément il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans l'UE et l'organisation de ses institutions. Pioneer, multinationale américaine de l'agro-business qui ruine les sols et détruit les économies locales tout autour de la planète, vient de se voir autoriser la culture d'un nouveau maïs transgénique, le TC1507, sur le sol européen. Et dans des conditions absurdes : une majorité d'Etats s'est en effet prononcée contre cette autorisation la semaine dernière (le mardi 11 février), à 19 contre 5 (4 abstentions). Las, la majorité qualifiée nécessaire pour bloquer le texte au Conseil européen était de 260 voix, et seules 210 voix d'opposition ont été décomptées. "La règle veut que si le Conseil ne prend pas de décision, la Commission européenne devra approuver la culture dans les prochaines 24 heures", a expliqué le service juridique du Conseil". On se demande bien où se nichent encore les derniers lambeaux de souveraineté quand les multinationales et leurs lobbys affirment leur vue au détriment de la majorité des Etats.
Pire : le Parlement européen s'est lui aussi prononcé contre l'introduction de cette nouvelle culture OGM sur le sol européen, par 385 voix contre 201 (35 abstentions). Mais son avis, consultatif, n'est pas contraignant et n'a aucun impact juridique. Or, dans quelle supposée démocratie est-il possible de passer outre la majorité des parlementaires - qui sont, faut-il le rappeler, les seuls élus du peuple au niveau européen ? L'administration autoritaire du libéralisme européen fait peu de cas de la délibération collective, c'est une constante.

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Aqua la victoria siempre !

Marc fut viré de Veolia pour avoir placé l'humain d'abord, en priorité devant l'exigence de profits. Il faut le soutenir.
 
Marc, ex-salarié de Veolia Eau, refusait les coupures brutales d'eau envers les familles modestes ne pouvant payer leur facture. Désobéissant aux injonctions inhumaines de ses supérieurs, il fut viré en avril 2013. Il porte maintenant l'affaire aux Prud'hommes pour demander sa réintégration.
 
Ce combat est celui d'un homme exigeant réparation et justice. Mais en refusant de couper l'eau aux familles modestes, en agissant avec tant de courage, Marc a agi comme un défenseur du droit à l'eau. Son combat a pris une dimension universelle.

Cette cause est l'objet d'une lutte acharnée opposant les multinationales considérant l'eau comme une marchandise et les défenseurs du bien commun, exigeant pour toutes et tous l'accès à l'eau potable et son assainissement.

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Mais que fait Bercy ?

La nouvelle est tombée Pierre Moscovici va prendre un arrêté pour faire sortir de la liste noire des paradis fiscaux les îles de Jersey et des Bermudes. Ces territoires se sont vus placés sur cette liste, il y a seulement 4 mois en raison de l'opacité de leurs systèmes fiscaux et ils en sortent aujourd'hui parce qu'ils auraient eu un bon comportement, en transmettant les données de particuliers soupçonnés d'évasion fiscale.

La raison d'une telle volte-face est peut être un peu moins désintéressée. Lorsqu'un pays se trouve sur cette liste noire, il se voit appliquer de lourdes taxes sur les échanges avec la France(une taxe sur les flux financiers de plus de 50 % aurait pu être appliquée). Or les Bermudes sont leaders mondiaux dans les captives d'assurance (un mécanisme financier permettant à une entreprise de s'auto-assurer, directement ou par le biais d'une filiale, ainsi elle fait baisser ses frais d'assurance et en bénéficie d'une législation fiscale laxiste). Aujourd'hui de nombreuses entreprises françaises ont recours à ce mécanisme, et sont donc directement intéressées par le classement de l’île sur cette liste noire. Jersey est quant à elle spécialisée dans les trusts financiers, c'est à dire dans des montages financiers complexes qui visent à détacher un capital de la personne qui le détient. L'illustration la plus célèbre de ce mécanisme se trouve peut être dans le film Louise Michel de Gustave Kervern et Benoît Delépine, où l'héroïne cherchant le patron du groupe où elle travaille se retrouve face à une simple boite aux lettres à Jersey. De grandes banques françaises sont également présentes sur l'île comme la BNP Paribas et la Société Générale, pour y entretenir des « activités financières » en tout genre.

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On arrête pas le commerce.

Depuis 2009, la Grèce a subi plus de neuf plans d'austérité. Éducation, transports, santé, dépendance, rien n'échappe à la rigueur criminelle des comptables de Bruxelles. Les services publics grecs sont massacrés sur l'autel de la bonne santé financière pour garantir aux banques leurs taux usuriers, et donc leurs profits. Rien n'y résiste, rien sauf l'armement.

 Dans les années 2000, la Grèce dépensait 3 % de son PIB dans son budget militaire, au sein de l'OTAN seuls les États-Unis se montrent plus dépensier. Cette situation était connue de tous, « les partenaires » et « amis » européens ne se sont pourtant pas gênés pour passer de juteux contrats avec la Grèce ce qui a fini par plomber les comptes publics helléniques. La France et l'Allemagne sont les premiers de ces « bons amis » qui ont armé la Grèce au delà de ses capacités financières.

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