Nos radicalités concrètes

Rompre et Refonder l'Europe, Agir pour la démocratie

Agir pour la démocratie

Activité extra-parlementaire

Être un vrai démocrate, c’est d’abord agir pour la publicité des débats et des projets parlementaires et de l’exécutif. C’est pourquoi, chaque élu, local ou national, doit informer de son action et de l’actualité, doit rendre public l’ensemble de ses votes et de ses justifications, sur son blog par exemple, comme le fait Jean-Luc Mélenchon. De même, chacun devra réaliser des réunions publiques régulières sur les projets en cours.

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Nos radicalités concrètes : Interdire les lobbys

Chaque semaine, je déclinerai une grande idée de mon projet politique, issue de mon livre Le Grand trafic néolibéral. Commençons par l'interdiction des lobbys, préalable indispensable pour retrouver notre souveraineté.

Interdire les lobbys

Tout responsable politique de gauche doit se comporter comme une vigie citoyenne qui dénonce et rend public toute collusion et tout conflit d’intérêts entre dirigeants politiques, hauts fonctionnaires et les lobbys. L’éthique que nous exigeons des autres, nous la devrons pour nous-mêmes. C’est pourquoi, il faut que chacun s’abstienne de rencontrer les lobbys – entendons-nous bien les lobbys des multinationales, les lobbys financiers, industriels etc. Il est par contre primordial d’entretenir un dialogue constant avec les ONG, les syndicats, les associations dont le but est de promouvoir l’intérêt général.

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Interdire les lobbys

Chaque semaine, je déclinerai une grande idée de mon projet politique, issue de mon livre Le Grand trafic néolibéral. Commençons par l'interdiction des lobbys, préalable indispensable pour retrouver notre souveraineté.

Interdire les lobbys

Tout responsable politique de gauche doit se comporter comme une vigie citoyenne qui dénonce et rend public toute collusion et tout conflit d’intérêts entre dirigeants politiques, hauts fonctionnaires et les lobbys. L’éthique que nous exigeons des autres, nous la devrons pour nous-mêmes. C’est pourquoi, il faut que chacun s’abstienne de rencontrer les lobbys – entendons-nous bien les lobbys des multinationales, les lobbys financiers, industriels etc. Il est par contre primordial d’entretenir un dialogue constant avec les ONG, les syndicats, les associations dont le but est de promouvoir l’intérêt général.

De même, il est indispensable de soutenir toute initiative citoyenne européenne visant à l’interdiction des lobbys. Nous pourrons également en lancer une, si aucune action émanant de la société civile n’émerge.

A défaut de réussite d’une telle proposition, il semble utile de promouvoir une réglementation plus stricte des lobbys. Cette réglementation doit se fonder sur une charte du lobbying que nous pourrons écrire. Tout d’abord, l’inscription sur un registre public des lobbys et les lobbyistes aux institutions européennes doit être rendue obligatoire. Il y sera fait mention de leur adresse, de leurs missions, de leur budget, de leurs collaborateurs, de leurs financeurs, de leur agenda. Pour plus de transparence, chaque responsable politique aura l’obligation de publier tous les documents que les lobbys leur ont transmis. Les budgets des lobbys seront plafonnés, sur le modèle des campagnes électorales. L’activité de lobbying sera interdite en cas de condamnation pour des faits de corruption, de prise illégale d’intérêts, de trafic d’influence, et de fraude fiscale. Par ailleurs, la proposition instaurera un délai de 5 ans entre le passage de la fonction publique ou d’un mandat politique aux activités attachées au lobbying. Par conséquent, sera instauré un délit de pratique illégale/abusive du lobbying.

Le Grand trafic néolibéral, Les lobbys en Europe, éditions Bruno Leprince, pages 177-178

Les lobbys en question


Voici la tribune que j'ai écrite et qui fut publiée le 2 avril par Euractiv.fr, webzine spécialisé sur les questions européennes. Après l'analyse du fonctionnement des lobbys en Europe, je prône dans ce texte leur interdiction.

Lien: http://www.euractiv.fr/sections/elections-2014/les-lobbys-en-question-301214

Gabriel Amard*, candidat du Parti de Gauche aux élections européennes, dénonce la puissance des lobbys. Il estime que leur pouvoir met directement en danger les fondements de la démocratie et l’Union européenne.

Le système institutionnel européen exclut le peuple. La Commission toute puissante n'est pas démocratique, et le Parlement n'a pas de réel poids politique. L'Union se caractérise par son opacité. Qui prend les décisions au sein de cette technostructure ? Les dirigeants nationaux au Conseil européen, la Commission, ou des technocrates au-dessus de tout ? L'absence de médiatisation de la politique européenne n'incite pas ses dirigeants aux pratiques transparentes. Ce système opaque encourage et permet l'emprise des lobbys sur les institutions.

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Front de Gauche et Europe : « Ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain »


Aurélien Bernier, dans l’interview qu’il accorde à Rue89, revient sur les rapports du Front de Gauche et du Parti de Gauche à l’Europe et à la construction européenne. Son intervention est intéressante. Elle a le mérite de lancer le débat sur notre stratégie européenne et nous demande une clarification à laquelle je suis prêt à apporter des réponses.

D’un point de vue historique, l’explication d’Aurélien Bernier sur la réorientation du PCF en 1997 mérite tout d’abord quelques précisions.

L’auteur pointe une conversion à l’européisme du Parti communiste au moment de son entrée dans la gauche plurielle. Les tractations qu’avaient alors engagées le PCF se sont déroulées dans un climat particulier.

Aurélien Bernier fait comme si le Parti socialiste d’alors était monolithique. Or, l’alternative européenne à gauche n’existait nulle part ailleurs qu’au sein même du PS. À l’époque, j’ai cosigné avec Jean-Luc Mélenchon et d’autres personnalités de gauche « Le prix du pacte » : nous y dénoncions déjà la construction européenne en pointant les dérives du temps et en anticipant celles à venir. Dans ce contexte, et le rassemblement de la gauche qui se profilait, nous étions convaincus de notre capacité à réorienter la politique européenne en utilisant l’outil qu’était la gauche plurielle. Ce fût un échec.

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Résolution du Conseil National sur les élections européennes


Cette résolution a été votée, et approuvée par 97% des délégué(e)s qui se sont exprimé(e)s

Les élections européennes constituent le rendez-vous électoral majeur de l’année.

Elles sont l’occasion pour l’opposition de gauche aux politiques libérales appliquées en France comme dans l’Union Européenne (UE) de franchir un cap. Car désormais, que les gouvernements soient dirigés par des libéraux de droite ou des sociaux démocrates, la politique économique et sociale est la même. A chaque fois que le choix leur est donné, les partis sociaux libéraux préfèrent d’ailleurs des majorités d’union avec la droite plutôt que des rassemblements à gauche. C’est le cas dans 14 pays sur 28. Ce fut le cas par exemple du SPD à l’issue des dernières élections allemandes. Le même type de combinaison sévit au parlement européen que le PSE et le Parti populaire européen cogèrent pour appliquer une politique libérale et se répartir les postes. La mue de la social-démocratie européenne est achevée : elle n’est plus l’outil du compromis entre le travail et le capital, elle est désormais passée du côté de ce dernier.

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MILITONS