Désobéissance européenne

Valls et l'austérité, une histoire d'amour

Le nouveau premier ministre Manuel Valls subit déjà le lobbying courtois, mais non moins réel de la Commission européenne et de l'Allemagne pour appliquer l'austérité.

La nomination du libéral Manuel Valls jadis nommé le « Sarkozy de gauche », au poste de premier ministre d'un gouvernement quasi exclusivement solférinien a fait la une de tous les journaux français et européens cette semaine. Il est vrai, M. Valls fait sensation. Alors que la débâcle du PS aux élections municipales démontre le décrochage de son électorat populaire, qui rejette massivement l'austérité et souhaite une politique sociale, François Hollande a choisi en Manuel Valls l'homme réputé le plus à droite du PS. Il estime probablement que pour mener une politique de droite, il est le mieux placé, et il aura raison. Presque un gouvernement de cohabitation en fait.

Lire la suite...

Le Conseil Constitutionnel tue la loi Florange


Si ce n'était pas si grave pour des milliers de salariés, on pourrait presque en rire. Le vaudeville hollandais de la trahison des ouvriers continue de plus belle.

Hier, le Conseil constitutionnel a en effet retoqué la loi Florange, initialement destinée à empêcher les licenciements abusifs pour les entreprises de plus de 1000 salariés, et rééquilibrer ainsi les rapports de force entre la force de travail et la propriété du capital. Las, après son passage par les lessiveuses parlementaires socialistes shampouinées par les lobbys paniqués, il ne restait déjà plus rien de cette loi. Le texte obligeait simplement les dirigeants à « chercher » un repreneur pendant trois mois sous peine de bien maigres pénalités ; mais elle ne les forçait évidemment pas à trouver, ce serait déjà trop demander aux rapaces qui restructurent à leur guise leur capital mondialisé, déplacent les hommes et les femmes comme on déplace des pions sur un Monopoly. Or qui peut penser que les capitalistes aient envie de chercher sérieusement un concurrent à qui céder l'unité de production ? Les bisounours socialistes, éventuellement. Quoique, le cynisme est leur marque.

Lire la suite...

Les lobbys ont gagné une bataille, pas la guerre


A l'approche de la journée mondiale de l'eau, les lobbys auraient obtenu que la Commission européenne n'examine pas l'ICE Right 2 Water.

Le 22 mars prochain, nous fêterons la journée mondiale de l'eau. Ce sera l'occasion pour tous les partisans du droit à l'eau potable et l'assainissement mais aussi à tous les défenseurs de la gestion publique de l'eau de porter haut et fort nos valeurs. Ces valeurs qui font passer l'être humain avant les profits des multinationales. Ces valeurs qui mettent l'humain d'abord.

Lire la suite...

Centrale de Cattenom, il est temps de stopper les frais.

La centrale nucléaire de Cattenom en Moselle vient de passer son bilan annuel. Les résultats ne sont pas glorieux : 31 écarts en 2013. Deux morts dans la chute d'une nacelleune fuite d'acide directement dans la Moselle et un incendie d'envergure. Dans le même temps l'exposition aux radiations des salariés a augmenté de 25 %. 
La direction semble prendre à la légère l'ensemble de ces alertes graves pour cet équipement à bout de souffle. Pire encore, elle reste sur son objectif de faire fonctionner Cattenom pendant encore 32 ans. Une centrale de ce type était prévue pour être en marche pendant 40 ans, la direction souhaite donc la mener jusqu'à 60 ans....

Celle-ci se trouve dans une zone urbaine à 10Km de Thionville, dans une terre de frontières. Des grandes villes française (Metz 40km), luxembourgeoise (Luxembourg, 40km) belge (Arlon, 42km) et allemande (Trèves 80km) sont sous la menace directe d'un incident à Cattenom. Si une telle catastrophe arrivait, son ampleur serait européenne. La commission européenne, faisant fi de cette donnée, a repoussé la toute première initiative citoyenne européenne qui visait à enclencher la sortie du nucléaire en Europe. Elle a ainsi considéré qu'il ne s'agissait pas d'un domaine possible d'intervention du peuple. Quel mépris !

Lire la suite...

L'empire des lobbys de l’eau contre-attaque !

La Commission européenne a reçu l'ICE right2water il y a peu. Les lobbys de l'eau s'organisent déjà pour empêcher toute mise en œuvre du droit à l'eau.

Rien de plus prévisible qu'un lobby ! En grand défenseur des multinationales, il accourt dès que les profits de ces dernières sont mis en danger. Il s'efforce de démontrer, malgré toutes les preuves du contraires, qu'il œuvre pour le bien de l'humanité, que les multinationales respectent tous les critères de bonne gestion. La mauvaise foi, il connaît pas ! Non, le lobbyiste est de ceux qui devant un massacre, nie sa réalité, tant que ça profite à son client.

Dans un récent communiqué, l'European Federation of National Associations of Water Services dit EUREAU, défend l'indéfendable. Le lobby des opérateurs (principalement) privés de l'eau a réagi dans un communiqué du 12 février 2014 à l'ICE Right2water.

Lire la suite...

Changer la génétique européenne !

Décidément il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans l'UE et l'organisation de ses institutions. Pioneer, multinationale américaine de l'agro-business qui ruine les sols et détruit les économies locales tout autour de la planète, vient de se voir autoriser la culture d'un nouveau maïs transgénique, le TC1507, sur le sol européen. Et dans des conditions absurdes : une majorité d'Etats s'est en effet prononcée contre cette autorisation la semaine dernière (le mardi 11 février), à 19 contre 5 (4 abstentions). Las, la majorité qualifiée nécessaire pour bloquer le texte au Conseil européen était de 260 voix, et seules 210 voix d'opposition ont été décomptées. "La règle veut que si le Conseil ne prend pas de décision, la Commission européenne devra approuver la culture dans les prochaines 24 heures", a expliqué le service juridique du Conseil". On se demande bien où se nichent encore les derniers lambeaux de souveraineté quand les multinationales et leurs lobbys affirment leur vue au détriment de la majorité des Etats.
Pire : le Parlement européen s'est lui aussi prononcé contre l'introduction de cette nouvelle culture OGM sur le sol européen, par 385 voix contre 201 (35 abstentions). Mais son avis, consultatif, n'est pas contraignant et n'a aucun impact juridique. Or, dans quelle supposée démocratie est-il possible de passer outre la majorité des parlementaires - qui sont, faut-il le rappeler, les seuls élus du peuple au niveau européen ? L'administration autoritaire du libéralisme européen fait peu de cas de la délibération collective, c'est une constante.

Lire la suite...

MILITONS